Le 19 juin, le Premier ministre a annoncé une heure d'enseignement à l'intelligence artificielle par semaine pour les élèves de seconde, dès la rentrée 2027, intégrée au cours de sciences numériques et technologie. Objectif affiché : ne pas laisser une génération découvrir l'IA sans les clés pour la comprendre et la maîtriser. Fonctionnement des modèles, usages, éthique, souveraineté, esprit critique face aux manipulations : le programme vise juste.
C'est une bonne nouvelle. Mais elle éclaire une zone d'ombre. On planifie, à trois ans, l'outillage des élèves. Pendant ce temps, dans la salle des profs, au secrétariat, dans le bureau du chef d'établissement, l'IA est déjà entrée. Et personne n'a dit aux adultes ce qu'ils avaient le droit d'en faire.
On prépare 2027 pour les élèves. Les adultes, eux, sont déjà en 2026.
Rentrée où l'IA entre au programme de seconde
D'enseignement à l'IA prévu pour chaque élève
Heure prévue par l'annonce pour cadrer les équipes adultes
Un rédige déjà ses appréciations de bulletins avec une IA grand public. Une autre y colle un projet de PPRE avec le nom et la situation d'un élève. Un troisième traduit un courrier aux familles, un quatrième prépare un conseil de classe. Rien de malveillant. Juste des adultes débordés qui se servent d'un outil disponible, gratuit, efficace, et totalement hors cadre.

